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Ouvrages — Politiques de la culture — Politiques de la rencontre

Ouvrages — Politiques de la culture — Politiques de la rencontre

Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie de Politiques de la culture et de Politiques de la rencontre, sous la direction de Julie Denouël et Fabien Granjon.

Politiques de la culture

Pour Lubat & Cie, la culture représente le vecteur privilégié d’un politique qui est forcément aussi un site partagé de sens et de conscience. Sa vocation est de nourrir des dynamiques contre-hégémoniques par lesquelles une volonté collective nouvelle peut « se manifester » et s’incarner dans une communauté politique susceptibles de se mobiliser. Toutefois, la clé de voûte de l’édifice critique lubatien tient, avant tout, à la formation de l’individu et des consciences individuelles, considérant depuis une vue « manifestive », mais aussi glissantienne, que « le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous ».

De l’activité culturelle, de ses sociabilités, solidarités, luttes, adresses, etc., il est fait l’hypothèse qu’elles permettent que se construise et/ou s’entretienne une nouvelle intellectualité. Il est souhaité qu’elle facilite l’organisation de combats collectifs contre l’enculturation et la « culture » marchandes, perçues comme « dernière main mise aux dépersonnalisations nouées dans l’aliénation économique ». À l’instar du théâtre qui, chez Édouard Glissant, contribue à la « liquidation des représentations aliénées », la culture critique d’UZ souhaite « enfanter des bouleversements qui nous changent » et « faire surgir [par l’art] la collectivité en acte et sa nécessité ».

Politiques de la rencontre

Pour Édouard Glissant, la rencontre est ce par quoi il faut passer pour « accorder ensemble des rythmes qui ne se sont jamais connus ». Il s’agit de mêler des souffles dans une poétique sensible à la totalité du monde, mais qui s’avère aussi être liée à une politique en ce qu’elle tranche dans le possible des ouvertures qui se manifestent les unes par rapport aux autres et « distingue entre des différents pour mieux les accorder ». Glissant a fait de la Relation l’une des clés de voute de cette poïétique faisant fond sur l’idée d’identités enracinées, mais qui acceptent de changer en s’échangeant, de s’ouvrir sur le rapport à l’autre.

Uzeste est de ces lieux à partir desquels peuvent s’initier des rencontres et des emmêlements de culture. La rencontre y ouvre à l’exigence d’accorder le mouvement infini des différences et a pour principe de donner à la présence de l’autre la possibilité et la puissance d’agir, dans l’intervalle des répétitions et des nuances qui en sont à la fois la cause et le précipité. Glissant y voit là de la beauté, Lubat : le mouvement de la vie. Ensemble, consentant à l’imprévu de leurs singularités plurielles et pariant sur leur Relation, ils ont sinué et tremblé.